« L'École des vices » (THÉÂTRE MORFEO)
- Dates
- 5 décembre 2026
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Une production inspirée des satires et des discours politiques du génie du Siècle d'or. Un concentré de l'irrévérence la plus mordante de Quevedo , des écrits qui connurent un immense succès à leur époque et suscitèrent de nombreuses controverses, notamment des accusations de subversion.
La pièce, une comédie mordante aux accents sarcastiques, met en scène un diable excentrique et boiteux attendant deux imbéciles qu'il espère séduire avec son « école des vices », la seule où les étudiants sont payés pour apprendre. Les diplômes proposés sont : Licence en Mensonge, Maître en Tromperie, Docteur en Vol et Professeur d'Autopromotion. Les deux imbéciles, après une hésitation initiale en réalisant que c'est le diable lui-même qui dispense les cours, se jettent à corps perdu dans l'apprentissage grâce à cette offre généreuse, obtenant d'excellents résultats, bien au-delà de leurs espérances, puisqu'ils sont nommés respectivement Ministre et Magistrat. Cependant, le diable leur réserve une dernière leçon surprenante… se réservant un poste encore plus élevé et plus important : Banquier . Tous trois finiront par réciter, lors d'un bal masqué carnavalesque et caustique, « L'argent est le grand gentleman », avec des échos évidents de notre époque.
Un décor contemporain, contrastant avec les costumes d'époque, présente le diable devant un retable de masques, sur un sol en cuir verni noir dont l'image se projette à l'infini grâce à un gigantesque miroir ancien placé en arrière-plan. Pour le final , un grand rideau descend, révélant les figures grotesques des Peintures noires de Goya , mêlant le ministre et le magistrat nouvellement nommés et omniprésents à la caricature mordante de l'Espagne dépeinte par cet autre grand génie. Ceci souligne la critique acerbe de Quevedo à l'égard de la corruption des dirigeants de son temps et, bien sûr, constitue un reflet éloquent de notre histoire récente.
Comme toute bonne farce, ce spectacle est politiquement incorrect, empreint de méchanceté, blessant et caustique, et provoque donc un rire intelligent (principalement grâce à l'auteur). De ce fait, son visionnage peut être déconseillé aux spectateurs à l'esprit ultraconservateur, ou à ceux qui vont au théâtre uniquement pour se divertir et non pour réfléchir.
Déclaration de l'entreprise :
Au début des années 1600, Quevedo a critiqué les pratiques corrompues de ministres, de magistrats, de banquiers et de marchands sans scrupules.
« Mentir est un mauvais métier, mais quand on est bien habillé,
C'est ce qui rend les mensonges si particuliers.
que tu as vu celui qui le dit ; et même s'il aspire
Le menteur est bien récompensé.
Quatre siècles plus tard, nous n'avons pas tellement changé.
Ses écrits ont été emportés en prison...
...pour nous, pour donner un spectacle.
- Auteur : Francisco de Quevedo
- Écriture et mise en scène : Francisco Negro
- Comédiens : Mayte Bona, Francisco Negro, Felipe Santiago
Genre : Théâtre. Style : Classique. Durée : 100 minutes.
Spectacle inclus dans la programmation du Réseau de Théâtres de Castilla y León.
Site web de l'événement : http://www.morfeoteatro.com/
Adresse et emplacement sur la carte
- Adresse postale Teatro Municipal Sarabia - Pza. del Marqués de Santillana, 6. municipalité de Carrión de los Condes . NaN. Palencia
